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Inde, îles
Andaman
Conflit mortel
chez les Jarawa
Un membre de la tribu jarawa
a disparu et on pense qu'il est mort suite à un conflit avec
un groupe de braconniers qui pêchaient illégalement
dans le territoire jarawa.
Le 19 novembre dernier, Hotelle, un jeune Jarawa, a été
violemment frappé lors du conflit. Il a été
vu pour la dernière fois alors quil avait sauté
dans leau pour tenter déchapper aux braconniers
et quil luttait contre eux pour rester à la surface.
Lun des pêcheurs a également été
tué par des flèches jarawa. Lorsque les Jarawa leur
ont demandé une partie du poisson pêché dans
leur réserve, les braconniers leur ont lancé
de l'eau bouillante et les ont frappés à coups de
bâtons, déclenchant le conflit.
L'invasion du territoire jarawa par les braconniers constitue une
grave menace pour cette tribu qui na que de très rares
contacts avec le monde extérieur depuis 1998. Non
seulement les braconniers risquent de leur transmettre des "maladies
du contact", mais ils épuisent les ressources naturelles
dont la tribu dépend. L'accès à la réserve
est illégal, pourtant le braconnage y est aujourd'hui très
courant.
Le gouvernement indien doit absolument tout faire pour éloigner
les braconniers du territoire où les Jarawa chassent
et pêchent depuis plus de 60 000 ans. Il y a déjà
eu deux morts et ce sont deux morts de trop.

Pêcheurs jarawa ©Survival
Tragédie chez
les Onge
Huit membres de la tribu
Onge sont morts et quinze autres ont été transportés
à l'hôpital après avoir ingurgité le
liquide dun récipient que la mer avait rejeté
sur le rivage.
On ne dénombrait plus d'une centaine d'Onge avant cette tragédie
et cest lexistence même du groupe qui est désormais
en péril. En effet ils ont été décimés
durant la colonisation britannique au XIXe siècle.
En 1900 ils n'étaient plus que 670. Ils viennent maintenant
de subir une lourde perte : 10% de leur population, léquivalent
de six millions de personnes sur les 60 millions que compte la France.
Il est fort probable que les Onge ont cru que ce récipient
en plastique contenait de l'alcool. Bien qu'ils continuent à
chasser et pêcher, ils sont devenus dépendants des
rations alimentaires qui leur sont distribuées par le gouvernement
et certains sont devenus alcooliques par désespoir.
En revanche, les deux tribus les plus isolées de ces îles,
les Jarawa et les Sentinele, sont toujours autosuffisants.
Tu peux aussi lire le dans
les archives du journal
le dossier de mars 2005 sur "les
îles Andaman et le tsunami"
Botswana : de l'eau pour les diamants et pas pour les Bushmen
Le gouvernement botswanais a accordé à une
compagnie lautorisation dexploiter une mine
de diamants en territoire bushman dans le désert du
Kalahari à condition que celle-ci ne fournisse pas d'eau
aux Bushmen. Le gouvernement s'est cependant gardé le droit
d'utiliser les puits d'eau pour la faune et la flore.

Enfants bushmen © Survival
Des experts se sont rendus chez les Bushmen au début de lannée,
pour soi-disant recueillir leur avis sur le projet minier. Mais
le manque d'information dont ils disposent ne leur permet pas de
donner un avis. Ils ne savent même pas qu'ils n'auront
pas accès aux sources d'eau destinées à l'exploitation
des diamants.
Pour en savoir plus sur les Bushmen, tu peux te
reporter, dans les archives du journal,
aux Nouvelles de Survival et à l'article de janvier 2007
sur leur victoire
                  
Brésil : grande victoire pour les
Indiens d'Amazonie
Les représentants indiens ont accueilli comme
une grande victoire le verdict rendu par la Cour Suprême du
Brésil, le jour-même où se célèbrait
le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle
des droits de l'homme.
Ce jugement porte sur le territoire indigène
de Raposa-Serra do Sol, "Terre du renard et montagne
du soleil". Un groupe de fermiers installé là
refusait de quitter la région alors que le territoire avait
été officiellement reconnu comme territoire indigène
en 2005. Depuis, ils mènent une violente campagne de résistance
à l'encontre des Indiens pour ne pas être expulsés
de ces terres.
Jacir José de Souza, chef makuxi, a déclaré
: "La terre est notre Mère. Nous nous réjouissons
que [notre terre] nous ait été restituée et
que la Cour Suprême se soit portée en faveur des peuples
indigènes". Les Indiens de Raposa-Serra do Sol étaient
conscients que la perte de leurs terres aurait détruit leur
mode de vie.
Le gouvernement brésilien doit maintenant faire en sorte
que les fermiers quittent le territoire et cessent leur campagne
de terreur. Il doit également garantir les droits territoriaux
de tous les Indiens du Brésil.
Tu peux retrouver les Makuxi dans la
photothèque de l'Amérique latine
Les mots en gras sont expliqués dans le
lexique
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