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Mars
2007
Brésil
: Des enfants guarani meurent de faim
Deux enfants guarani kaiowá sont morts de faim et plusieurs
dizaines d'autres ont été amenés à l'hôpital
pour malnutrition aiguë.
Quelques jours après la mort des deux enfants, Valdinez Souza,
un Indien guarani, père de deux enfants, s'est pendu. On
a retrouvé un mot près de son cadavre dans lequel
il explique qu'il s'est donné la mort parce que les enfants
de sa communauté souffraient de malnutrition aiguë.
Malgré cette situation alarmante, le gouvernement de l'Etat
du Mato Grosso a cessé d'envoyer les colis d'aliments qui
devaient aider les Guarani à se nourrir. C'est la Fondation
brésilienne de la santé (FUNASA) qui vient d'annoncer
qu'elle allait distribuer des colis aux familles nécessiteuses.
Inde
: Les Innu du Canada soutiennent les Jarawa
Un chef innu du Canada a écrit dans le journal Times
of India un article pour demander au gouvernement de l'Inde
de protéger les Jarawa des îles Andaman.
Ce groupe isolé de 300 chasseurs-cueilleurs nomades risque
de disparaître si le gouvernement indien ne prend pas des
mesures de protection immédiates.

Jeunes filles jarawa
Ce leader innu, George Rich, supplie le gouvernement indien de ne
pas répéter avec les Jarawa les erreurs que le gouvernement
de son propre pays a déjà commises sur le peuple innu.
'Nos parents, qui ont été des chasseurs toute leur
vie, ont soudain été considérés comme
des braconniers et persécutés par les gardes forestiers
parce quils voulaient nourrir leurs familles ; nos enseignants
ont tenté de nous rendre honteux de notre identité
et de notre culture. Cest comme si nous étions subitement
devenus indésirables sur notre propre terre'.
Georges Rich poursuit : 'Les Jarawa risquent d'être
privés de leur mode de vie indépendant et de leur
culture... L'alcool, les drogues et les abus sexuels, tout ce qui
a ravagé mon peuple, sont introduits par les colons et parfois
même par les fonctionnaires envoyés par le gouvernement
pour les 'protéger'. Les Jarawa risquent d'être anéantis
par les nouvelles maladies transmises par les étrangers.
Nous ne voulons pas revivre notre douloureuse histoire en assistant
à la disparition des Jarawa. Nous pouvons seulement demander
au gouvernement indien d'agir rapidement pour les protéger
avant qu'il ne soit trop tard.'
Tu peux retrouver les Jarawa dans les archives
du journal avec les nouvelles de juin 2005 et 2006 et le dossier
de mars 2005.
Les mots en gras sont expliqués dans le
lexique
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