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Jean Marie Tjibaou mort en 1989, était un grand chef kanak à l'époque où la France et la Nouvelle Calédonie ne s'entendaient pas très bien. Il voulait réconcilier les Kanak, peuple indigène de l'île, et les habitants non kanak, pour la plupart des Caldoches d'origine française et descendants des colons.



Centre culturel Jean-Marie Tjibaou. DR

Le centre culturel qui porte son nom, inauguré en 1998, est l'œuvre de l'architecte Renzo Piano. En arrivant par la mer, ces drôles de "mémoires de cases" qui émergent de l'épaisse végétation lancent vers le ciel leurs perches en bois d'iroco. Leurs dos ronds captent les vents alizés et laissent entrer l'air dans les cases pour produire une climatisation naturelle.

Ces cases sont la version moderne des cases traditionnelles kanak, majestueusement dressées vers le ciel, comme les grands arbres de cette région, araucarias et cocotiers. L'ensemble, enchâssé dans la végétation, est divisé en "villages" consacrés à la médiathèque, aux spectacles et aux expositions d'arts plastiques.

Parmi les dix cases, certaines abritent un musée d'arts anciens et surtout contemporains. On peut y découvrir des œuvres d'artistes kanak, mais aussi aborigènes, papous, maori, et d'autres peuples du Pacifique. Jean Marie Tjibaou voulait que les échanges culturels entre le peuple kanak et tous les peuples du monde soient aussi un moyen de faire la paix.

Tu peux aussi lire à la page Qui ? le reportage sur les Kanak, et dans le journal l'article de mai 2008 sur "20 ans d'histoire kanak".

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