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Ces sceaux, ou timbres à peinture corporelle
sont utilisés par les Indiens Panare du Venezuela.
Ce sont des pièces de bois plates ou bombées,
sculptées de motifs géométriques. On
enduit les motifs de teinture et on les applique sur le corps
pour le décorer de signes d'identité : son appartenance
à une famille, à un village ou à une
tribu. Ces peintures sont souvent des représentations
d'animaux et de plantes stylisés.
On peut les lire comme des paroles que l'on prononcerait pour
séduire, pour établir une alliance, pour marquer
une amitié, pour susciter ou montrer du respect ou
pour affirmer son pouvoir. Elles peuvent être la traduction
de mots secrets imprononçables, ou d'états d'âme
comme la joie, la tristesse ou l'optimisme.
De nos jours, de nombreux Indiens ont adopté
les vêtements des Blancs, et ne se peignent plus le
visage et le corps que pour les fêtes.
Il ne faut pas confondre les peintures corporelles
avec les tatouages. Tu peux voir comment les Maori se tatouent
en allant dans les archives
du journal, à la page 'musée vivant' de mars
2006.
Pour découvrir d'autres exemples de peintures
corporelles, tu peux faire le jeu qui figure dans ce numéro
du journal.
Photo reproduite avec l'aimable
autorisation de Binoche sarl.
Les mots en gras sont expliqués dans le
lexique.
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