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Hip hop à
El Alto
En Bolivie, les jeunes Indiens se mettent au rap social. Ils
sont les fils des cholos, comme on appelle dans ce
pays les Indiens qui vivent en ville. Ils chantent en langue
aymara la gloire de leur peuple d'origine, ils critiquent
le capitalisme et ils réclament un changement de mode
de vie. Ces jeunes Indiens des villes participent au mouvement
hip-hop d'El Alto, une ville bolivienne perchée à
4 000 mètres d'altitude dans les Andes. Les rappeurs
se réunissent à la radio Wayne Tambo,
qui signifie espace de rencontre entre jeunes dans
leur langue. 'Leur musique fait fusionner le rap avec des
rythmes musicaux indiens traditionnels et des paroles en espagnol
et en aymara', explique un journaliste argentin.
             
Un avenir meilleur
Contrairement à leurs parents qui cherchaient à
se 'blanchir' en traduisant leurs noms en langue espagnole
et en abandonnant leurs traditions, ces jeunes revendiquent
leur identité indienne, dans un pays qui a élu
pour la première fois, en 2005, un président
d'origine indienne, Evo Morales.
'Nous voulons réveiller la conscience de la jeunesse
à travers une musique de protestation mais aussi de
proposition', affirme Abraham Bojorquez, leader du rap
des Andes et animateur de l'émission phare de la radio
Wayne Tambo.
"Les gens de la campagne rêvent d'un avenir
meilleur maintenant, nous ne voulons pas du TLC (Traité
de libre-commerce avec les Etats-Unis)', dit par exemple
la chanson Amérique latine. Ces rappeurs s'adressent
aussi au président Evo Morales sur qui reposent les
espoirs de la majorité des Indiens et des pauvres en
Bolivie.
             
Tu peux aussi lire dans les archives
du journal l'article de Juin 2005 : Les
Mapuche, des Indiens branchés.
Les mots en gras sont expliqués dans le
lexique.
D'après Courrier International,
février 2007
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