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En septembre 2006, dans la grande salle de l'opéra
de Sydney en Australie, une cérémonie de remise
de prix récompensait des Australiens aborigènes
qui avaient réussi une carrière remarquable.
Une top model, une sportive olympique et un acteur de cinéma
sont la fierté du peuple aborigène.

Samantha Harris, 16 ans, a le teint mat et mesure 1,90 mètres.
Elle est devenue très vite top model, dès qu'un
photographe de mode célèbre un jour l'a remarquée
dans un concours. Mais elle est aussi une élève
de lycée qui compte bien passer son bac avant de partir
faire carrière à New-York. Avec sa nombreuse
famille, elle a vécu pauvre, comme beaucoup d'Aborigènes.
Sa mère met tous ses espoirs dans la réussite
de sa fille et espère que Samantha deviendra riche
et 'qu'elle aura tout ce que je n'ai pas eu',
dit-elle. Quant à Samantha, quand on lui demande ce
que ce succès lui fait, elle répond : 'C'est
bizarre, mais je crois vouloir devenir un modèle pour
les filles aborigènes'.
Né en 1953 à Arhem, dans les territoires du
Nord-Ouest en Australie, David Gulpilil grandit selon un mode
de vie tribal et devient acteur de cinéma. En
1969 dans Walkabout, il tient le rôle du guide
qui fait traverser le désert à deux enfants
dont le père vient d'être tué. Le visage
rude de Gulpilil devient désormais célèbre.
Mais il reste attaché à sa région, le
désert australien où il retourne vivre à
intervalles réguliers avant de réapparaître
au cinéma. Il tient un petit rôle dans L'étoffe
des héros, est le comparse de Paul Hogan dans Crocodile
Dundee et apparaît dans Jusqu'au bout du monde.
Dans Le chemin de la liberté, il est le pisteur
Moodoo, chargé de surveiller le camp dans lequel étaient
enfermées les trois jeunes fugueuses. Pisteur, un rôle
qu'il retrouve dans le nouveau film de Rolf de Heer dont il
est la vedette et qui sort le 13 décembre 2006 en France
: 10 canoës, 150 lances et 3 épouses.
Née en 1973 à Mackay, elle est le symbole des
Jeux olympiques d'été de 2000 à Sydney.
Elle fut choisie pour allumer la flamme olympique, signe du
désir de réconcilier les Blancs et les Aborigènes.
Lors du tour d'honneur pour sa victoire dans le 400 mètres,
elle porte les deux drapeaux, australien et aborigène,
geste exceptionnellement accepté par le comité
olympique qui normalement interdit tout drapeau autre que
les nationaux.
Lors des Jeux olympiques d'Atlanta, elle termine seconde derrière
la française Marie-José Perec. Elle incarne
alors l'espoir de la population aborigène et reçoit
l'honneur d'allumer la flamme olympique.
L'année suivante, elle décide de prendre une
année sabbatique. Elle revient difficilement à
la compétition en 2002, devant faire face à
un cancer de son mari. Elle figure toutefois dans le relais
4x400 mètres australien qui gagne les Jeux du Commonwealth
à Manchester, et en 2003 elle décide de se retirer
de la compétition.

Tu peux en savoir plus sur les Aborigènes à
la page Qui ?du menu.
Les mots en gras sont expliqués dans le
lexique.
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