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L'esprit de
Wandjina veille
Dans la région reculée de Kimberley, au nord-ouest
de l'Australie, l'esprit de Wandjina est omniprésent
et sacré. Wandjina est le dieu principal de la communauté
aborigène de Mowanjum. Selon la tradition,
seuls quelques anciens ont le droit de représenter
l'image de ce dieu au visage blanc et aux yeux noirs dont
l'origine ancestrale remonte au 'temps du rêve'. (Lire
dans les archives du journal
la page 'musée vivant' de janvier 2007). Depuis des
siècles, il a été peint sur des écorces
et des parois de roche comme le protecteur des Aborigènes
de cette région. Mais voilà que plusieurs fois
cette tradition n'a pas été respectée.
Cela s'est passé à plusieurs centaines de kilomètres
de distance, dans la ville de Perth, au sud de l'Australie.
Dans les rues de Perth, 'des reproductions du faiseur de
pluie sans bouche apparaissent sur les murs d'un café
branché, dans des parkings, des toilettes publiques
et même sur une voiture de couleur rose' peut-on
lire dans un journal australien.
         
Colère et anxiété
Ces graffitis à la bombe ont provoqué la colère
des anciens de la communauté, qui y voient une forme
d'offense. 'Les Aborigènes respectent rigoureusement
le protocole quand ils s'approchent de ces peintures révérées,
craignant que sinon les esprits se vengent. Appeler Wandjina
à plusieurs mètres de distance pour le prévenir
que quelqu'un approche est la règle. Mais le reproduire
en graffitis au bord des routes est déconseillé
et peut s'avérer dangereux', prévient
le journal The Independant à Londres.
'Celui qui transgresse la règle prend le risque
d'être transpercé par une lance, comme le veut
la coutume aborigène', explique un ancien, Donny
Woolagoodja, également artiste à Kimberley.
Pourtant, d'après lui, dont la grande peinture de Wandjina
est apparue lors de la cérémonie d'ouverture
de Jeux olympiques de Sydney en 2000, l'auteur des graffitis
possède un certain talent artistique.
Les Aborigènes de Kimberley sont non seulement furieux,
mais aussi inquiets que leur divinité vienne se perdre
dans la jungle des villes et ne soit plus respectée.
           
Les mots en gras sont expliqués dans le
lexique.
D'après des articles parus à
Londres et en Australie en janvier 2007
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