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Après plus de vingt ans de discussions, l'Assemblée
générale de l'ONU a adopté, jeudi 13
septembre 2007, une déclaration reconnaissant des droits
particuliers aux aux peuples autochtones.
Le texte proclame "le droit à l'autodétermination",
c'est à dire le droit de choisir eux-même comment être
gouvernés, le "droit d'être autonomes"
et "le droit de ne pas subir de destruction de leur
culture". Ils doivent aussi pouvoir "contrôler
leurs propres établissements scolaires", avoir "leurs
propres médias dans leur propre langue" ou encore
ont "droit à leur pharmacopée traditionnelle".
Ce texte protége leurs cultures, leurs terres,
et eux-même contre toute discrimination.
Selon le secrétaire général de
l'ONU, Ban Ki-moon, l'adoption de la Déclaration est un "triomphe
pour les peuples indigènes du monde entier".
           
Seuls les Etats-Unis, l'Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande
ont voté contre la Déclaration. Ces quatre pays abritent
de grandes populations indigènes et craignent que le texte
n'entraine de nouvelles revendications de ces minorités.
143 pays ont voté pour.
"Les peuples autochtones qui
ont été privés de leurs moyens de subsistance
et de développement ont droit à une indemnité
juste et équitable", affirme par ailleurs la
Déclaration. Des moyens de réparation sont
demandés pour ceux dont les terres, les ressources, les biens
religieux ou culturels ont été spoliés.
           
Jumanda Gakelebone, représentant bushman
a déclaré : « Nous souhaitons exprimer
notre immense joie devant cette heureuse nouvelle. Les gouvernements
ne pourront plus nous traiter comme des citoyens de seconde zone,
ils ne pourront plus expulser les peuples indigènes comme
nous lavons été ».

Musicien ogiek, forêt de Mau, Kenya
© Virginia Lulling/Survival
Kiplangat Cheruiyot, représentant ogiek
du Kenya, a déclaré : « Avec l'adoption
de la Déclaration, la vie des peuples indigènes a
désormais autant de valeur que celle des autres citoyens
du monde ».
La Déclaration reconnaît aux peuples
indigènes le droit de posséder leurs terres et de
vivre comme ils le souhaitent. Elle précise aussi qu'ils
ne peuvent pas être expulsés de leur territoire
sans leur consentement.
Nous avons bon espoir que ce vote inaugure une nouvelle ère
où la violation des droits des peuples indigènes
ne sera plus tolérée.
Extraits du texte publié par
Survival le 14 septembre 2007
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