Chez le roi des Zoulous

Juillet 2007

 

Les Zoulous (du mot Amazulu, "peuple du ciel") sont actuellement près de 5 millions et vivent essentiellement en Afrique du Sud, dans le Natal et les régions voisines.

Leur langue, appelée aussi isizulu, est la langue maternelle de plus de 9 millions de personnes, dont 95 % habitent l'Afrique du Sud. C'est l'une des 11 langues officielles du pays. Elle appartient au groupe des langues bantoues et c'est une langue à clics, comme la langue des Bushmen.

 

Goodwill ZwelithiniGoodwill Zwelithini

© D.R.

 

Le roi des Zoulous n'a pas de rôle politique mais il est le gardien des traditions. Le roi actuel, Goodwill Zwelithini, né en 1948, a été couronné en 1971. Il est le descendant direct du premier roi zoulou Shaka et règne sur le Kwazulu-Natal, ou Zululand, en Afrique du Sud.

Bientôt, l'Afrique du Sud aura une nouvelle attraction touristique. Vêtu de ses traditionnelles peaux de léopard, le roi, entouré de ses guerriers portant bouclier en peau de vache et sagaies, pourrait recevoir les touristes en audience dans l'un de ses palais spécialement aménagé pour les visiteurs, l'Enyokeni Palace. Il pourrait y accorder des audiences particulières à la demande des touristes.

Les visiteurs assisteraient à une importante fête traditionnelle, la Reed Dance, "danse des roseaux", durant laquelle des dizaines de jeunes filles venues de tout le royaume dansent seins nus. Goodwill a toujours estimé que la culture zoulou était aussi un attrait pour les touristes et pouvait ainsi aider à enrichir le pays.

En effet, l'entretien de la famille royale — 6 femmes et 27 enfants — et de ses palais est à la charge du gouvernement du Kwazoulou-Natal : chaque année, 2 millions d'euros rien que pour l'usage privé du roi et de sa famille, plus 1,4 million pour l'entretien et la rénovation des palais et 0,2 million pour les fermes royales. En 2006, le royaume a acheté une Mercedes à chacune des six reines.

Combien fera t-on payer au visiteur le billet d'entrée au spectacle ?

 

(D'après Wikipédia et un article paru le 8 juin 2007 dans Le Monde.)