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En direct de SurvivalL'annonce d'une décision d'un tribunal brésilien accueillie par des cris de joie
Les Pataxó se sont mobilisés pour vivre en paix sur leur territoire ancestral
© José Cruz/ABr Les Indiens Pataxó Hã-Hã-Hãe du Brésil célèbrent une décision de la Cour suprême leur permettant de vivre en paix sur leur territoire. Durant plusieurs décennies, les Pataxó Hã-Hã-Hãe de l’Etat de Bahia ont subi l’invasion des éleveurs qui occupaient leur territoire, générant de violents conflits. Ils se sont mobilisés pour vivre en paix sur leur territoire ancestral, un droit garanti par la Constitution brésilienne et la législation internationale. Après une longue bataille judiciaire, la Cour suprême brésilienne a décidé ce mois-ci que les éleveurs devaient quitter la région. Les Pataxó ont dansé et chanté lors d’une cérémonie célébrant cette décision. L’un d’entre eux a déclaré : ‘Aujourd’hui, notre cœur meurtri pleure de joie’. Le député fédéral Padre Ton a déclaré qu’il était juste que ce territoire revienne aux Indiens qui avaient été ‘chassés et victimes de violences’. Les autorités brésiliennes doivent désormais octroyer de nouvelles terres aux éleveurs.
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Crainte des Bushmen devant le retour des forces de sécurité dans le Kalahari
Les Bushmen sont victimes de violation de leur droit de vivre et de chasser dans la réserve.
© Survival Les forces de sécurité ont repris leurs manœuvres d’intimidation à l’égard des Bushmen. Plusieurs arrestations ont eu lieu en dépit de leur droit de vivre et de chasser dans la Réserve du Kalahari Central (CKGR). Survival International a reçu plusieurs rapports selon lesquels plus de 18 policiers ont établi un campement permanent à proximité de la communauté de Metsiamenong, connue pour avoir résisté aux violentes évictions du gouvernement botswanais. Les policiers ont jusqu’à présent procédé à cinq arrestations dans la communauté. Aucune charge n’a été retenue contre les détenus. D’autres sources nous ont signalé la présence de soldats et de paramilitaires dans la réserve. Bien que les Bushmen aient légalement le droit de chasser dans la réserve, les autorités ont refusé de leur attribuer un seul permis de chasse. Un Bushman vivant dans la réserve a déclaré : ‘Depuis les dernières arrestations, la vie des Bushmen a changé de manière significative. Le gouvernement a envoyé les forces armées pour nous intimider et nous persécuter. Nous dépendons des ressources naturelles de la réserve pour nous nourrir. Comment pourrions-nous survivre si nous ne pouvons pas chasser ?’ Suite à une longue bataille juridique, la Haute Cour botswanaise a reconnu leurs droits territoriaux en 2006, mais ce n’est qu’en 2011 qu’ils ont obtenu leur droit d’accès à l’eau. Les Bushmen célèbrent leur victoire à Metsiamenong, 2006.© Survival Les autorités avaient en effet scellé l’unique puits des Bushmen pour les inciter à partir de la réserve, ce qui eut pour résultat la mort par déshydratation d’au moins une femme près de Metsiamenong. Stephen Corry directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Nous sommes extrêmement préoccupés par les nouvelles qui nous sont parvenues révélant l’installation des forces de sécurité botswanaises près de Metsiamenong, en plein cœur de la réserve. Cette tentative d’intimidation des Bushmen, au mépris des droits qu’ils ont obtenus au terme d’une longue lutte, est vouée à l’échec’. Note aux rédactions :
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Le projet d'une route en Amazonie péruvienne menace le territoire des Indiens isolés
On pense que des Mashco-Piro isolés vivent sur le passage de la future route. Un groupe a récemment été aperçu plus au sud.
© D. Cortijo/www.survivalfrance.org Le Congrès péruvien est sur le point d’approuver le projet d’une route très controversée qui traversera le territoire d’au moins deux groupes d’Indiens isolés. Les députés sont en train d’étudier une loi décrétant ce projet ‘d’intérêt général’ en dépit d’une forte opposition indigène. La future route traverserait le sud-est de l’Amazonie péruvienne, de Puerto Esperanza dans la région de Purus proche de la frontière brésilienne, jusqu’à Iñapari. Trois zones protégées de haute importance se situent sur son passage, dont la réserve de Madre de Dios où vivent des Indiens isolés. Le projet ne mentionne pas la présence des Indiens isolés et ne prend pas en compte l’opposition des Indiens de la région qui représentent 80% de la population. Ces derniers craignent que la route ne favorise l’invasion de bûcherons illégaux et de colons qui détruiront leur forêt et menaceront la vie des Indiens isolés. Dans un appel au Congrès, l’organisation indigène ORAU a déclaré : ‘Ne vous laissez pas intimider par un petit groupe de législateurs qui veulent transformer Purus en un désert’. Le curé de Puerto Esperanza, Miguel Piovesan, qui a prétendu que ce projet ne comportait ‘aucun danger d’invasion de bûcherons’, est considéré comme le promoteur principal de cette route. Preuves de la déforestation illégale le long de la future route.© Survival Cependant, l’échec total du gouvernement péruvien à endiguer l’exploitation forestière illégale en Amazonie a été mondialement condamné. Plus de 114 000 personnes Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘L’obstination de Piovesan et de ses amis congressistes dans la construction d’une route en plein cœur d’un territoire indigène, un projet qui n’a pratiquement bénéficié d’aucun soutien de la part des Indiens, est inquiétante. Cette attitude qui consiste à ressasser des poncifs du genre ‘nous savons ce qui est bon pour vous’ n’est pas seulement condescendante, elle est dangereuse, ainsi que l’ont montré 500 ans de colonialisme et de développement imposé sur les terres indigènes’.
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En Inde une route illégale reste ouverte dix ans après avoir été interdite
La route illégale des safaris humains reste toujours ouverte 10 ans après avoir été frappée d'interdiction judiciaire.
© G Chamberlain/ Survival La route qui a été l’objet du scandale des safaris humains est toujours ouverte, dix ans exactement après avoir été frappée d’interdiction par la Cour suprême indienne. L’exploitation touristique de la tribu isolée des Jarawa sur l’Andaman Trunk Road (ATR) qui traverse leur réserve a récemment suscité l’indignation de la communauté internationale. La pratique des safaris humains, au cours desquels les touristes se voient promettre de pouvoir observer les Jarawa comme s’il s’agissait d’animaux dans un zoo, a été dénoncée pour la première fois par Survival en 2010. Le journal britannique The Observer a révélé depuis lors que, grâce à la complicité de policiers corrompus, les touristes accédaient illégalement à la réserve pour filmer les Jarawa en les attirant avec des sucreries. Les touristes ont été invités à boycotter la route et à renoncer à rendre visite aux Jarawa.© Survival La Cour suprême indienne avait ordonné à l’administration andamane de fermer l’ATR en mai 2002. Les autorités de l’archipel ont refusé. Sophie Grig, chargée de campagne à Survival, s’est rendue dans les îles Andaman pour exhorter les autorités à fermer la route et à ouvrir une voie alternative en dehors de la réserve. Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Même si les autorités andamanes prenaient des mesures pour contrôler le trafic de la route, il est clair qu’elles ne résoudraient pas le fond du problème. La réalité est que 250 véhicules pénètrent encore quotidiennement dans la réserve. La seule manière de garantir aux Jarawa la liberté de choisir leur propre mode de vie est de fermer cette route illégale’.
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Extinction du rite de pêche d'un groupe indien d'Amazonie
Homme enawene nawe portant un panier pour le poisson et la récolte
© Fiona Watson/Survival Les Indiens enawene nawe d’Amazonie brésilienne se sont déclarés ‘désespérés’ devant les maigres résultats de leur rite de pêche annuel. Pour la quatrième année consécutive, le stock de poissons était si réduit dans leurs rivières que le rite n’a pu être convenablement accompli. La pêche de cette année a été encore moins bonne qu’en 2009, une année de pénurie alimentaire catastrophique. La disparition des poissons est due à la pollution engendrée par les barrages en cours de construction dans le bassin de la rivière Juruena. Les Indiens invoquant qu’ils n’avaient jamais donné leur consentement à ce projet avaient fait part de leur opposition : ‘Nous ne voulons pas des barrages qui salissent notre eau, tuent nos poisons et envahissent nos terres’. La disparition des poissons est due à la pollution engendrée par les barrages en construction dans la région.© Survival International Lors du rite Yãkwa, les Enawene Nawe passent plusieurs mois dans la forêt et construisent des barrages en branchages pour capturer les poissons qu’ils boucanent et transportent dans leurs villages par canoë. Le poisson qui tient une place prépondérante dans leur culture est indispensable à leur régime alimentaire car ils ne consomment pas de viande. Le ministère public brésilien a mis en place un programme d’urgence et a ordonné à la Funai, le département des affaires indigènes du gouvernement, et aux entreprises de construction des barrages de leur fournir du poisson. Le Yãkwa a été reconnu comme patrimoine culturel et historique du Brésil et l’UNESCO a appelé à sa ‘sauvegarde urgente’.
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La campagne de Colin Firth bat des records
L'appel de Colin Firth a généré plus de 10 000 emails de protestation
© Survival Une campagne lancée par Colin Firth pour sauver le peuple le plus menacé au monde a généré plus de 10 000 emails de protestation adressés au gouvernement brésilien en l’espace de trois jours – un record pour une telle action de soutien aux peuples indigènes. La campagne de Survival International vise à sauver les Indiens awá dont les terres sont envahies et détruites. Dans une vidéo, Colin Firth appelle l’opinion publique à envoyer un message de protestation au ministre brésilien de la Justice, qui, seul, a le pouvoir de faire expulser les bûcherons, les éleveurs et les colons des terres indiennes. Les colons ne sont qu'à 30 minutes de marche de la communauté de Petit papillon.© Survival Dans son appel, Colin Firth dénonce : ‘La forêt des Awá est illégalement abattue pour ses essences précieuses. Lorsque les bûcherons les surprennent, ils les tuent. Leurs arcs et leurs flèches ne font pas le poids face aux fusils des Blancs. A une autre époque, tout aurait été terminé pour eux. Un autre peuple aurait été rayé de la surface de la Terre. Mais nous allons faire en sorte que cela ne se produise pas…’ Le ministre brésilien de la Justice, José Eduardo Cardozo n’a pas encore réagi à la vague de protestations, mais a répondu à un journaliste brésilien qui l’interrogeait sur cette campagne : ‘Notre pays est malheureusement confronté à une telle violence à l’égard des Indiens qu’il est impossible de l’éviter’. Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Si le Brésil permet que ses peuples originaires soient sacrifiés pour quelques chargements de bois, non seulement il entachera durablement sa réputation de grande nation mais il sera à l’origine d’une tragédie irrémédiable pour l’humanité. Le Brésil est l’un des pays les plus riches au monde, mais a-t-il assez d’autorité pour faire appliquer ses lois?’
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Colin Firth en campagne pour sauver 'la tribu la plus menacée de la Terre'
Colin Firth en campagne pour sauver les Awá de l'extinction.
© Survival L’acteur Colin Firth, Oscar du meilleur acteur pour Le Discours d’un roi en 2011, a lancé aujourd’hui une campagne majeure de Survival international pour sauver ‘la tribu la plus menacée de la Terre’ – les Indiens awá d’Amazonie brésilienne. La pièce maîtresse de cette campagne est un court métrage, dans lequel Colin Firth lance un appel au public sur une musique du compositeur brésilien Heitor Pereira. Les Awá sont une petite tribu amazonienne dont le territoire a été envahi par une multitude de bûcherons clandestins, des éleveurs et des colons. Les graphiques consultables sur notre site montrent le niveau alarmant de déforestation du territoire des Indiens – beaucoup plus élevé que celui de toute autre tribu amazonienne. Des colons clandestins se sont établis à une demi heure de marche de la communauté de Petit papillon© Survival La situation est devenue si critique que plusieurs experts brésiliens ont parlé de ‘génocide’ et ’d’extinction’. Il y a environ 360 Awá contactés. Nombre d’entre eux sont les survivants de violents massacres. On estime que 20 à 25% de plus vivent en isolement dans la forêt, fuyant constamment devant la rapide avancée de la déforestation. La campagne vise à persuader le ministre brésilien de la Justice d’envoyer la police fédérale expulser définitivement les bûcherons, les éleveurs et les colons. Dans son appel, Colin Firth explique : ‘La forêt des Awá est illégalement abattue pour ses essences précieuses. Lorsque les bûcherons les surprennent, ils les tuent. Leurs arcs et leurs flèches ne font pas le poids face aux fusils des Blancs. A une autre époque, tout aurait été terminé pour eux. Un autre peuple aurait été rayé de la surface de la Terre. Mais nous allons faire en sorte que cela ne se produise pas…’ Les Awá sont la tribu la plus menacée au monde© Survival Le film de Survival contient des séquences uniques sur les Awá qui acceptent rarement la visite d’étrangers dans leurs communautés, dont des scènes montrant l’étroite relation qu’ils nouent avec leurs animaux de compagnie ou une cérémonie rituelle au clair de lune au cours de laquelle ils parlent aux esprits de leurs ancêtres. Il dresse également le constat affligeant de la destruction dévastatrice provoquée par les bûcherons et les éleveurs qui ont abattu et incendié d’immenses zones forestières. Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd’hui : ‘Les Awá sont menacés par des bûcherons armés, mais ils le sont aussi par notre propre indifférence. Si suffisamment de personnes, au Brésil et partout dans le monde, se mobilisent pour manifester leur préoccupation, les Awá pourront enfin vivre en paix sur leur propre territoire, à l’abri de toute invasion et de toute menace. Cela a été prouvé maintes et maintes fois’. Note aux rédactions : 1. D’autres films uniques et exclusifs sont disponibles sur le site de la campagne: www.survivalfrance.org/awa 2. Des photos exclusives et des vidéos complémentaires sont disponibles. 3. Fiona Watson, directrice de recherche à Survival, l’un des plus grands experts mondiaux sur les Indiens isolés, est disponible pour interview. 4. ‘Isolés’ ou ‘non contactés’ signifie que ces Indiens n’ont aucun contact pacifique avec le monde extérieur. Pour plus d’informations sur les tribus isolées, cliquer ici
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Repérage aérien d'un groupe d'Indiens isolés en Amazonie colombienne
Des Nukak qui vivaient autrefois dans l'isolement ont été violemment forcés de quitter leur forêt dans les années 1980 par la guérilla armée.
© Gustavo Pollitis/Survival Un groupe d’Indiens isolés – probablement des Yuri – a été photographié au cours du survol aérien du parc national Rio Pure en Amazonie colombienne. Ce parc national avait été créé en 2002 pour leur protection. Un rapport de l’organisation écologiste ACT Colombia indique qu’il existe des preuves de l’existence de trois autres groupes isolés dans la région. ACT et le Service colombien des parcs nationaux ont diffusé ces photographies afin de renforcer la protection des Indiens dans le parc situé à proximité de la frontière brésilienne et qui a été envahi ces dernières années par les orpailleurs et les bûcherons clandestins. La présence de groupes armés de la guérilla colombienne dans la région constitue un danger supplémentaire pour les Indiens. Survival suit la situation de près et a écrit au gouvernement colombien pour l’exhorter à garantir la sécurité et la survie des Indiens isolés.
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